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SON ARTISANAT > La ferronnerie
L'abondance du minerai en Normandie a toujours favorisé l'industrie du fer. Le musée départemental des Antiquités de Rouen conserve quatre vantaux de fer forgé qui proviendraient de la cathédrale. Le travail du fer a connu un grand essor aux XVIIe et XVIIIe siècles. Mais les magnifiques grilles du chœur de Saint-Ouen, réalisées en 1738 et 1747, sont du parisien Nicolas Flambart. La ferronnerie a connu un nouvel essor à la fin du XIXe siècle, grâce à Ferdinand Marrou. En 1863, cet artiste ferronnier autodidacte répond à l’appel de François Depeaux*. Il installe son atelier dans la rue Saint-Romain.
Aujourd’hui encore reconnaissable, son atelier situé face à la Cour des libraires de la cathédrale Notre-Dame de Rouen, est orné de fers forgés d’une très grande finesse. Il acquiert rapidement une grande réputation grâce à sa participation aux grands chantiers de la ville. Ses œuvres sont présentes dans tout Rouen comme par exemple les clochetons de la Cathédrale Notre-Dame, la crête du Gros-Horloge ou encore les crêtes du Parlement de Normandie situé rue aux juifs à Rouen. L’art du fer est aujourd’hui représenté au Musée le Secq des Tournelles de Rouen.
*François Depeaux fut un riche industriel rouennais en anthracite, mécène de la ville, il a multiplié les initiatives sociales à Rouen mais il a surtout regroupé des œuvres d’art pour constituer une collection inestimable, il a notamment fait une incroyable donation en 1909 au Musée des Beaux-Arts de Rouen où l’on peut retrouver la 2ème collection impressionniste française
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